[chronique] make do and mend - "end measured mile"

Aller en bas

[chronique] make do and mend - "end measured mile"

Message par Punkachu from PunkFiction le Lun 7 Mar - 10:34

allé ma première contribution depuis que ce forum est réouvert pour vous faire découvrir (peut-être) le groupe que de nombreux critiques ont désigné comme le meilleur album punk rock de 2010 :
"End Measured Mile" de Make Do And Mend

je vous mets ci-dessous la bio, une partie de la chronique, et pour vous mettre en appétit 4 morceaux :
"thanks" = https://www.youtube.com/watch?v=jNSGFS27HB8
"transparent seas" = https://www.youtube.com/watch?v=-seTDaBals4
"TL (précédent EP) = https://www.youtube.com/watch?v=Z5LG7IpIPO4
"Night's The Only Time Of Day" (en acoustique) = http://vimeo.com/14803821



BIOGRAPHIE :

West Hartford, Connecticut, à équidistance de New-York et de Boston pour les nuls en géographie, voit la naissance toute fin 2005 d’un quatuor punk rock nommé Make Do And Mend. Drôle de nom... Pour les non-anglophones, sachez que cette expression désigne en gros le fait de faire du neuf avec du vieux, de recycler plutôt que de consommer. C’était aussi à l’origine un slogan de propagande d’Etat adressé au ménagères pendant la guerre, le textile ayant été rationné tout autant que la nourriture, la Nation faisait appel aux tricoteuses, couseuses et autres rapiéceuses...

Bref ces quatre là ne sortent pas de nulle part, certains ayant officié dans Short On Breath notamment. Un premier EP paraît fin 2007 sur Restless Records et s’intitule We’re All Just Living. La filiation post-hardcore, entre Gunmoll et Hot Water Music, est déjà perceptible mais cet opus a les défauts des premiers disques...

Un pallier est clairement franchi sur Bodies Of Water (2009), l’EP suivant, de 6 titres pour plus de 20 minutes, distribué sous divers formats, notamment en libre téléchargement par le groupe puis par Panic Records qui le laisse ensuite en écoute intégrale sur son site.

Début 2010, le label annonce la re-sortie du 1er EP en vinyle 10’’ puis le groupe dévoile son nouveau projet : un split 7’’ en compagnie des très ’tendance’ coreux de Touché Amoré, à paraître au début de l’été via Panic records (et 6131 Records).
En attendant, le groupe s’embarque au printemps 2010 sur une tournée phare en compagnie de Set Your Goals, Comback Kid et Title Fight etc...

C’est ensuite (enfin !) le premier album 10 titres qui est annoncé via Panic Records et Paper+Plastick. Il s’intitule End Measured Mile et sort fin octobre.


CHRONIQUE :

Contexte :

On parle de Make Do And Mend depuis à peine plus d’un an quand sort End Measured Mile. Le groupe n’a pas encore produit d’album qu’il crée déjà la sensation à chaque nouveau bulletin myspace posté, à chaque clip filmé dans une salle de bain (véridique), et autres annonces de featurings / collaborations / tournées conjointes : en vrac, After The Fall, Living With Lions, Defeater, La Dispute, Touché Amoré…
Du beau monde, une émulation - plutôt au sein de la scène hardcore d’ailleurs, et une certaine reconnaissance de ses pairs que Make Do And Mend doit surement un peu à la chance et beaucoup à son talent. Ce premier album, paru chez Paper+Plastick et les fidèles potes de Panic Records, est donc un savant mélange à tous points de vue, y compris dans la forme. Le groupe a su s’entourer et placer la production dans les mains expertes de Nick Bellmore (Hatebreed, Kingdom Of Sorrow, Death Threat) et Jay Maas (Verse, Title Fight, Defeater).


Chronique :

On peut aisément compiler un "best of" de 25 titres imparables dans le répertoire d’Hot Water Music. Make Do And Mend n’a certes même pas encore composé autant de chansons du haut de ses cinq ans d’existence ; pourtant cet album frôle juste la perfection et surpasse - aller le mot est lâché -, oui il surpasse plus d’un album inégal produit en leur temps par les maîtres floridiens du post-hardcore.
End Measured Mile est exactement l’album que l’on attendait de ces poulains pleins de promesses, un concentré émotionnel mais urgent, d’une grande subtilité (musiques et textes), mais les deux pieds encore bien ancrés dans le terreau dont il est issu : le punk rock des années 2000 et notamment sa frange qui lorgne le plus du côté du hardcore (« Stand Stagger »). L’univers du groupe est donc toujours aussi froid et sombre, la voix de James Carroll toujours aussi ’throaty’ et prenante : un bel équilibre qui surprend parfois aussi par sa mélodicité (« Thanks », le chant le plus clair de l’album, une voix pleine et juste, au placement rythmique irréprochable, sur le refrain notamment).

Deux guitaristes hors pairs à la production, et le résultat est là. (...)


=> la suite par là
avatar
Punkachu from PunkFiction
Legend Du Rock
Legend Du Rock

Nombre de messages : 551
Date d'inscription : 11/03/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://www.punkfiction.com

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum